La mémoire du web

Le patrimoine numérique est conservé. Réunies au sein d’un consortium international, des bibliothèques se chargent de sauvegarder le web. Une fondation se voue également à préserver la mémoire de l’Internet. Enfin, une association, fondée en 1996, aspire régulièrement des milliers de pages. On peut sur son site remonter le temps et retrouver, par exemple, la page d’accueil de Wanadoo du 23 décembre 1996 ! Voilà de quoi ravir les nostalgiques…

L’amnésie du numérique

Les films argentiques ou les bandes magnétiques supportent mal les années. Aussi, l’Institut National de l’Audiovisuel numérise-t-il toutes ses archives sur des supports numériques. Petit souci, ceux-ci sont tout aussi périssables : la longévité d’un CD ou d’un DVD n’excède pas une dizaine d’années dans le meilleur des cas ! Un disque dur a une durée de vie moyenne de 5 ans. Sommes-nous condamnés à ne rien pouvoir transmettre à la postérité ? Pas nécessairement…

Sauvegarder ses sauvegardes

Des institutions comme le Centre informatique national de l’enseignement supérieur ou la Bibliothèque nationale de France avec le projet SPAR se sont spécialisées dans l’archivage numérique à long terme. Afin d’assurer la conservation des données, celles-ci sont dupliquées sur plusieurs serveurs et recopiées régulièrement. Des solutions similaires sont proposées aux entreprises. Des alternatives technologiques pourraient voir le jour : des CD incassables en verre trempé sont annoncés, le recours aux nanotechnologies est en phase expérimentale... Enfin, des chercheurs de la Harvard Medical School de Boston viennent de réussir à stocker des données dans de l’ADN !

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