Les réseaux sociaux de femmes entrepreneurs

À 32 ans, Sophie Kernen est la maman de...

À 32 ans, Sophie Kernen est la maman de Manon, 5 ans, de Baptiste et Antoine, deux ans et demi, et la fondatrice de deux sites internet : jumeaux and co et pardeuxcestmieux. « Je me suis lancée dans l’aventure après la naissance de mes jumeaux. Je voulais continuer à travailler, sans reprendre le rythme intensif que je connaissais comme responsable marketing au sein d’un grand groupe. J’ai commencé, sans arrière pensée, par créer jumeaux and co, un site d’information  avec, à la manière d’un blog, une grande proximité avec les parents. Le succès a été immédiat, auprès des parents bien sûr mais aussi dans les médias ou vis-à-vis de marques qui me demandaient de tester leurs produits. Au bout d’un an, j’ai monté une société par action simplifiée (SAS) puis un second site, pardeuxcestmieux, une boutique en ligne de vêtements qui vend mes créations. Aujourd’hui ces sites sont devenus mon activité principale, une activité qui ne cesse de se développer : les vêtements de pardeuxcestmieux sont en passe d’être distribués dans des boutiques physiques ». 

La clé du succès de Sophie ? Les réseaux sociaux

La clé du succès de Sophie ? Les réseaux sociaux. Très active sur Facebook et Twitter, elle s’est constituée tout un relationnel dans la blogosphère. Pour se faire connaître, elle poste dans les forums de sites spécialisés, tels magicmaman ou doctissimo, qui aujourd’hui lui commandent des articles. Sur www.hellocoton.fr ou sur la page Facebook le comptoir des blogueuses, elle rencontre d’autres « mamans-entrepreneuses ». « C’est étonnant et prenant : on entre dans l’intimité des gens et certains, qu’on n’a jamais rencontrés, deviennent très proches, on se rend des services, on s’entraide », analyse Sophie qui relève au passage que « pour une boutique en ligne ou un site, le trafic est généré par le buzz ; un buzz que les réseaux sociaux permettent de générer sans gros investissement ». Pour lancer son activité, ces réseaux ont été déterminants : « J’ai ainsi pu bénéficier d’un affichage presque gratuit, très ciblé, qui était en plus communautaire et collaboratif ! », souligne l’ancienne responsable marketing.