Les accessoires connectés au service de la performance de soi

Un bracelet électronique qui surveille l'activité physique. Une montre qui compte le nombre de pas chaque journée. Un podomètre qui félicite. Un bracelet qui fait du yield du sommeil. Un pèse-personne connecté qui encourage les courageux au régime. Les objets connectés ont le vent en poupe ! Pour quels usages ? Bien-être et performance. Leurs propriétaires utilisent leurs données pour s'améliorer et ainsi vivre mieux. C'est ce qui ressort des témoignages du dernier café numérique organisé sur ce thème.

Prendre la mesure de soi-même

Objectif numéro 1 : s'évaluer pour se rassurer. Les accessoires connectés qui enregistrent notre manière de bouger, de dormir, de manger, répondent à ce besoin. Ils permettent d'en découvrir plus sur ses habitudes. On appelle cela le quantified self : l'étude de soi par la technologie. Parmi les Dreamers, Kxrz a ainsi acheté son bracelet Up de Jawbone pour en savoir plus sur son sommeil. « Pas forcément dans l'optique de tout connaître sur mon corps, mais plutôt pour mieux vivre au quotidien ».

Challenges personnels

Objectif numéro 2 : s'améliorer. Les propriétaires de ces accessoires analysent les données recueillies pour mieux manger, faire plus d'exercice, etc. Cette quête de la « performance de soi » est très liée à l'activité physique. Elle explique la profusion de podomètres, montres cardio et autres. L'homme apprécie que ses instruments connectés le félicitent, et qu'ils l'encouragent à faire mieux. Ce sont la marche et la course qui sont le plus analysés parmi les activités physiques.

Papillonne se sent plus motivée grâce à son bracelet Nike+ Fuelband SE dont le système de LED passe du rouge à l'orange puis au vert. « Il y a un côté challenge personnel, et un côté compétition (amicale) puisqu'on peut partager son score avec ses amis ». L'homme connecté est en quête de reconnaissance, et ces objets la lui offrent.

A noter : Pour la nage, il y a un problème : l'eau ; tous ces accessoires ne sont pas parfaitement étanches. Pour le vélo et la randonnée, deux limites : la batterie du smartphone et la couverture réseau dans certaines zones. Il est bon d'avoir toujours des cartes IGN!

Le bémol : des objets qui ne parlent pas entre eux

Ces objets connectés ont séduit les Dreamers. Le Up de Jawbone par exemple : il faut attendre la synchronisation avec l'ordinateur pour savoir si les objectifs de la journée sont atteints. Mais c'est surtout sur l'exploitation des données que le bât blesse, regrettent les dreamers. Si l'on a 10 accessoires, c'est autant d'applications qui ne communiquent pas entre elles. Bon, pour l'heure on n'en a pas encore 10, mais... Pour l'heure, faire le lien entre les informations d'une balance connectée et un podomètre qui analyse l'activité sportive serait bien utile...

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